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Le Tétard IntrépideA l'assaut des nénuphares dans la marre stagnante tenue par une floppé de crapauds croulant et de grenouilles décrépies
May 08 un vieux texte20 septembre
Et la passion se fit jour...
Laissez moi vous conter comment mon goût pour la BD se fit jour. En ma prime jeunesse, alors que je ne peler pas encore mes joues pour taillader mes saloperies de poils et que ma voix était fort juvénile, mes pérégrinations me menèrent dans cette contrée lointaine qui se nomme Alsace. Nous élûmes domicile dans une masure digne des romans de Dickens sise au coeur d’un charmant village au doux nom de Souffelweyersheim (trois ans pour savoir écrire ce pu… de nom correctement et quatre pour le jacter correct et tout ça pour m’entendre dire, avec un accent à débiter à la tronçonneuse, « bên meintenant q’tu sais l’dire tu vas pouvoir faire comme tout le monde :… t’as qu’à dire Souffel. ») En ce temps la j’avais une bonne sœur pour maîtresse (comme disent les rosbifs : Honni qui mal y pense !) En effet cette région jouit de certains privilèges à l’origine cruelle. L’un d’entre eux est que de bonnes sœurs peuvent enseigner, et ce même dans une école publique. Hors il était de coutume d’apprendre dès le CE1, aux gamins du cru, la langue de Goethe. Voilà t’y pas qu’y en a qui se sont mis dans la cervelle, l’idée, que moi, en CM2, je pouvais jacter le teuton comme mes braves ch’ti camarades qui baragouiner c’te parler là depuis qu’il avait commencer à former aut' chose que des rots dans leur gosier. Pour ce cours, la pauvre none ne comprit pas ma vaillance à l’inaction et mon entêtement au mutisme. Le seul mot dont je me souviens sonne comme « hampelman » qui signifierai pantin. Au bout de quelques mois, à chaque cours de prussien, je plongeais obstinément mon regard vers le sol. Et invariablement, un ouvrage que j’avais piqué dans la bibliothèque de la classe, s’interposait entre mes yeux et les genoux. Or dans cette bibliothèque, les seuls ouvrages à peut près intéressants furent les images d’Epinal contant la vie des saints. Celle de saint Benoît et Saint François d’Assise me marquèrent particulièrement. Voilà comment, mu pare des pulsions pré-pubères répréhensibles je me perdait dans la contemplation des saints. Ce fut une révélation, que dis je une vocation. Non pour le sacerdoce qui manque cruellement de juvéniles bonnes âmes, mais pour la bande dessinée, extension naturelle de l’imagerie d’Epinal. Car depuis, j’ai quelque peu modifié mon registre passant par tous les styles dont quelque uns étaient un peu moins dans la mouvance de la morale judéo-chrétienne. Mais, que voulez vous, pour se faire une opinion il faut bien tout essayer (ou presque)… C’est ainsi que voix juvenile et saints se muèrent en caverneuse et seins. Puis les scenarii grivois m’ennuyèrent et mon goût s’affirma pour les personnages aux personnalités finement ouvragées (non tant sous le coup de crayon qui reste important, mais dans le contexte exigent d’un scénario à rebondissement). Finalement c’est sur les genres du polar et de la SF que se jeta mon dévolu. Mais je le confesse de tps à autre, j’apprécie vagabonder en des terres de tentation. Après tout, ce genre là n’ait il pas l’expression de notre frustration à ne point pouvoir recréer la magnificence des plus belles courbes de la nature ? April 25 Harassement pensifRetour du boulot. Deux godasses de sécurités volent à travers ma chambres et vont s’écrasées sur les cartons de déménagement toujours pas ouverts. Ouff, c’était pas la vaisselle ! Comme une légère flagrance, subtile mélange d’émanation de poissons pourris et de cet unique bouquet des fameux œufs de cent ans avec un zeste d’indéfinissable si caractéristique de ces longues journées. Il se pourrait que mes pieds goûtent fort le délassement d’une bonne douche. Pour le reste de mon corps, avec une mention spéciale pour ma proéminence olfactive, c’est une certitude ! Je m’écroule sur ma chaise le cerveau vide. Mais ce n’est pas le même vide qu’après une séance de sport. Là j’ai trop travaillé. Mes défenses intellectuelles s’effondrent et bientôt le flop désordonné de mes pensées incessantes va me submerger. Vite écrire pour me forcer à structurer ces pensés et m’éviter de m’y noyer. Quand je me mets à les coucher sur pixels, elles s’assagissent, sont presque dompté. C’est un peu comme passé de l’interprétation des volutes de fumée d’encens à l’utilisation mécaniques de l’augmentation de la pression du à la vaporisation d’un liquide dans un lieu clos, le tout en un clin d’œil. En d’autres termes, c’est un peu plus concrètement constructif… Quoique, on a jamais construit de jardins suspendu pour une histoire de marmite ! C’est au passage de la marmite que je constate que mes pensées m’entrainent plus que je ne les canalise. Il me faut encore apprendre à mieux manier le fouet à idées pour calmer ces vilaines bêtes de pensées. C’est que ma conscience à bien du mal à suivre mon inconscience. Ce dernier est bien plus intelligent que le pénultième mais il lui faut bien un guide. Guide qui ressemble plus à un vieillard rhumatisant en train d’essayer de calmer un attelage de pur-sang emballés avec sa pauvre canne, qu’à un cavalier d’exception menant son fier destrier. Je cesse de lutter. Le flop m’envahit. Suit une série d’image, de souvenirs de tous poils pêle-mêle les uns s’évanouissant avant d’avoir germer, d’autres fort persistants et une majorité juste de passage. Souvenirs d’enfances, moments marquants, joutes torrides, empoignades grotesques, délicats gestes à peines ébauchés, séries rythmé de mouvements répétitifs, conversations atypiques, paroles gravées dans le marbres et soupirs éphémères… Une barrière qui m’empêche d’accéder à la verdure ; une passerelle chevauchant une voie ferrée, un ami qui me présente sa tortue, un nid de guêpes, un vieil hôtel, mes errances, ceux que je laisse ; ceux qu’il me faut conquérir, la nouveauté, un caillou en guise de bienvenue, un tuyau de béton dans lequel je vais rejoindre mon frère, un copain sourd qui me donne des coups pour attirer mon attention, une coupe qu’il me faut rendre, mes errances, ceux que je laisse ; ceux qu’il me faut conquérir, l’aventure, les ruelles d’un village, une montée laborieuse, une vieille écoles avec des marronniers, un pigeonnier, un bâton tout tordu, mon premier coup de poing, un ami qui me présente sa plante carnivore et sa sœur dont je ne veux pas être reconnu, mes errances, ceux que je laisse ; ceux qu’il me faut conquérir, l’aventure, l’habituelle nouveauté, un type que je rencontre : tiens un ami !, un pote, une passion sportive, c’est déjà le collège… ah oui ! les filles… mon premier baiser, mon premier râteau qui a compté, le lycée, ma première copine, mes errances, ceux que je laisse ; ceux qu’il me faut reconquérir, celui qui me retrouve, face à mes origines : aïe crise identitaire ; l’amie qui se fait douce nymphe puis se métamorphose en monstre fielleux ; elle qui enflamme pour reconstruire, ma première conversation avec une femme qui se veux femme malgré ses blessures et qu’il l’est d’autant plus,… Mes yeux se closent, c’est qu’en six minutes, ma cervelle en a consommé de l’énergie. P’te pourrais-je encore rêver quelques bribes sans queue ni tête comme hier… April 22 Piscine polygotteJ’entre. La maison est spacieuse, luxueuse. C’est un ami, Lion, qui m’a invité à cette soirée où lui et son frère, Tank, étaient conviés. J’ai quinze ans, même si j’en fais facilement dix-huit, et c’est la première fois que j’entre dans une maison si luxueuse. Le Lion me dresse le topo de ce genre de soirée en omettant cependant un détail. Au dernier étage : manga papier et animés, avant dernier étage : ne pas stationner, à droite : billard, à gauche : console, salon : remodelage de monde à foison. Je m’essaye au salon. Las, le polyglottisme simultanée n’étant pas mon fort, j’ai du mal à suivre les conversations slaves, magyars, rosbiffiennes et teutoniques qui alternent à un rythme frénétique ponctué de loin en loin d’un seul mot franchouillard : merde ! Dans un élan de dépit, je vole à la rencontre des BD salvatrices. Je cogne contre la maîtresse des lieux qui me regarde d’un air qui dit « Qui c’est celui là, qu’est ce qu’il fout chez moi » ! Je me présente gauchement –elle est canon- je lui explique que j’ai été invité par un ami qui m’a dit que ça ne faisait pas de problème –son regard soupçonneux me suggère le contraire – que si ça gène je peux rentrer chez mes amis –chez moi c’est à plus de 800 bornes et son regard m’invite pourtant à songer à y retourner – mais qu’il faut que j’arrive à convaincre Tank de me ramener en… « Ah tu es l’ami du Lion ? Tu pouvais pas le dire plus tôt ! Depuis le temps qu’il nous parle de toi… Je te voyais pas du tout comme ça… Contente de te connaitre ! Amuse-toi bien ! -Ah bon mais… » Trop tard, elle est déjà partie. J’ai une drôle d’impression, je me sens pas vraiment à ma place dans tout ce luxe. De plus tout le monde ou presque se connait et j’arrive un peu comme un chien dans un jeu où toutes les quilles sont heureuses de papoter entre elles. Je me retrouve à regarder des épisodes d’Albator avec un manga dans les mains. Mais je ne peux rien comprendre car tout est en japonais et les détenteurs de la télécommande, qui connaissent par cœur tous les épisodes de la série, ne songent pas un seul instant à changer de version. Je me rabats sur la console mais le tournoi de combat bat son plein et je fais le plus petit score. Je dois être le seul à ne pas avoir de console chez moi. Je laisse tomber quand une fille me terrasse sans que je ne fasse ne serait-ce que frémir ses grosses moustaches (enfin celles de son perso s’entend !). J’hère dans l’immense baraque à la recherche d’un petit coin. Je demande à une fille qui passe. Son regard se crispe un peu et lorsqu’elle me demande si je me moque d’elle j’ai l’impression que son accent à une origine méditerranéenne, grecque peut-être. Elle renchérie qu’il y a des toilettes à tous les étages… et que si je voulais demander je pouvais le faire de façon plus élégante. J’ai comme l’impression qu’il y a eut un quiproquo pourtant tous ceux qui sont là paraissent maîtriser le français comme leur langue maternelle. Toujours est-il qu’elle s’en va sans m’indiquer la direction de ce que j’eusse tellement aimé trouver. Finalement après avoir découvert la cuisine, le garage, une chambre d’ami, la buanderie et le sellier, je finis par observer le visage d’un gas soulagé sortir d’un endroit après y être entré crispé. Bingo ! Y’a pas à dire, « Le Mont de la Rose » est un très bon film ! Je finis dans les cousins devant la console. Tank est au dernier il commence à peine le douzième épisode de Dragon Ball. Il veut finir toute la saga, avec le Z dans la nuit. J’ai comme l’impression qu’on est pas près de bouger. Plus personne ne squatte la console, on peut enfin, le Lion et moi, rivaliser sur la partie de jeu de stratégie que l’on attend depuis si longtemps. On est en train de choisir le pays quand une jolie slave déboule de l’escalier. Je me dis, bien innocemment, qu’elle est bien mignonne. C’est moi qu’elle cherche. Elle plante son regard vert dans mes yeux pers et me lance : « Tu viens dans la piscine, les autres y sont déjà ! -Non j’étais pas au courant pour la piscine : j’ai pas pris mon maillot. » Elle me regarde surprise : « Pas besoin… ». Elle se tourne vers le Lion l’air de dire « Mais faut vraiment lui faire un dessin à celui-là ?!? » Alors calmement le Lion lui répond en hochant la tête pour dire non à son intention première. Elle comprend… me dévisage de pied en cape, a une petite moue pincée, puis finalement hoche les épaules et vas rejoindre les autres. Alors, sans même me regardé, le Lion fait, du même rythme lent et calme, oui de la tête pour répondre a mon air ahuri qui se tourne vers lui. Le Lion n’a aucun mal à me battre à plat de couture tant je songe qu’il aurait été délicieux de commencer avec cette ravissante slave… mais que finalement la collectivité, ça refroidi. April 14 Le Syndrome SamsonVous avez p’te suivi votre cathé ou vous connaissez p’te Samson pour d’autres raisons. Pour ceux qui ne connaissent pas, je résume succinctement : alors Samson, c’est M. Muscle qui va bouder parce que sa femme lui a coupé des mèches. En gros imaginez Mr.Univers jouer les tafiolles pour une histoire de gonzesse : vous y êtes ! et vous comprenez aussi pourquoi c’est une histoire qui m’avais amusé quand j’étais gamin.
C’t’aprèm je goutais la joie d’avoir un peu de temps libre. Ayant quasi terminé le quota d’heures sup annuel, j’ai un peu de temps à moi. J’en ais profiter pour aller à la BU voire combien ça coute à un non-universitaire de s’inscrire et je me suis trimbaler au centre ville, histoire de trouver l’échoppe vitale à mon équilibre existentiel : la boutique de BD. Ayant accomplie ma tache personelle journalière. J’achevais de déambuler dans les rues de la ville, lorsque je passe devant une boutique de réduction capillaire. Comme je ne sais pas quand l’occasion se représentera, j’entre : ça me débarrassera. Celle qui me reçoit a une mèche rouge, comme celle qui m’avait bien coiffé l’autre fois. Je me sens en confiance. « Comment les coupe-t-on ? sur les côtés ? sur le dessus ? -Cour, vers l’arrière ! » Quand j’étais jeune, toutes les débroussailleuses de chefs me disaient : «Qu’ils sont doux ! Qu’ils sont épais ! Que tu as de beaux cheveux ! » Ça me faisait penser au passage du loup avec le Petit Chaperon Rouge mais bon déjà à l’époque j’étais poli. Alors j’fermais ma gueule ! Tous ce que je demandais à mes cheveux, c’est le matin, d’être coiffé en deux trois coups de peigne à cinq branches. Comme il s’exécutaient, je ne les emmerdait pas : échange de bons procédés ! Bref j’les aime bien mes cheveux, ils me font pas chier ! La seule hantise que j’avais, c’était la coupe au bol. Je ne supportais pas de voir mon cuir chevelu à travers mes cheveux. Déjà que j’arrive à voire mon torse à travers mes poils ! Je m’assois en pensant à la dernière fois que j’étais entré dans la boutique et je fais pas gaffe. Quand je m’aperçois de l’horreur, il est trop tard. Elle vient de me tondre avec une tondeuse à barbe une grande bande derrière la tête. « Je vous ais fais mal ? -Non rien ! de toute façon la seule chose qu’elle pouvait faire s’était de me raser à blanc et, le look skyn, c’est pas trop mon genre non plus. Mais M…. c’est un problème générationnel ou culturel. J’ai une barbe, j’ais donc une tondeuse à barbe. Si je vais au coiffeur c’est pour qu’il me coupe les tifs avec des ciseaux. Si c’est avec une tondeuse je peux le faire ou demander à un gosse de dix ans, au moins j’offrirai un grand sourire sadique jusqu’aux deux oreilles à une innocente créature ! D’habitude la question c’est « c’est assez court ? » parce que le contraire c’est un peu difficile à retoucher. Et là elle y est allé gaiment et j’ais vu, feu ma toison, choir à mes pieds. J’ai été tellement choqué que ma larme m’est restée dans le gossier. Et dans ma cervelle j’entendais des millions de voix hurler : « nooooooooooooooooooOOOOOOOOOOOOOOOooooooonnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn !!!!!!! » C’était trop tard ! Gloups ! A la fin du carnage digne de l’œuvre de toute la ligné Sanson (la célèbre famille de bourreaux ! pas de celui plus haut !) J’ais tout de même évoqué mon émoi à la pschocouptifeuse. « Mais pourtant, je me rappelle vous avoir coupé les cheveux et ça aller bien la dernière fois. » ça y est je remets la droluche. C’est bien elle qui m’avait coupé les cheveux et je pense bien qu’elle se rappelle de moi. J’étais entré dans la boutique. Une superbe blonde du genre qui vous fait penser, quand vous l’a croisé quelque secondes plus tôt dans la rue, que p’te que finalement les blondes c’est aussi votre truc, était entré aussi. Méche-Rouge avait demandait ce que Jolie Tignasse Blonde voulais et la réponse avait été « non rien, je courais juste après le monsieur. » Y’en a qui ont de la chance, me suis-je dis. Léger tintement dans ma p’tite cervelle : « mais je suis le seul homme ici !!! » Et non le tintement c’était celui de la porte : le cadeau du ciel s’était envolé dans un saut de gazelle… J’pense bien que Mèche-Rouge se souvient de moi et ça m’escagasse encore plus ! Le pire dans tout ça, c’est qu’avec ma tête de bite j’ressemble à des gas au boulot que personne ne peux blairer et tout le monde va croire que je VEUX leur ressembler. Et me voilà à jouer les tafiolle pour une histoire de gonzesse alors même que j’ai pas les muscles de M.Univers ni la Dalida des Philistins. Parfois j’aime pas le cynisme de la vie ! April 13 Premier feuilletage (le carnet vert 2)J’ai une bonne heure à tuer. J’emporte dans mes serres le carnet pour me percher dans mon lit. Je me cache sous le duvet de ma couette. Un vieux T-shirt prend son envole suivi de près par un vieux short. Enfin seul avec mes souvenirs… Avant d’ouvrir, je pense à tous mes ouvrages qui n’ont pas eut la même chance. Tous ceux qui n’ont pas survécus aux autodafés de la cheftaine du Tipi : sacrifices pondérales précédent nos grandes migrations. Mon premier cahier d’écriture que j’avais retrouvé à 17 ans dans un carton qui n’avait pas été ouvert depuis environs 12 ans : il avait dû survivre à près de 5 déménagements le sixième lui fut fatal ; le livre d’histoire de mon grand père (des années 1920) : véritable mine d’or pour comprendre une vision des choses fort heureusement disparut, trop poussiéreux pour la cheftaine ; le cahier où j’avais réussi à écrire pour la première fois le nom du village alsacien où j’habitais après trois ans dans c’bled ; ma collection de lettre que j’avais quasi religieusement conservé dans une boîte métallique et que j’ai finalement retrouvé sous une gouttière, seul les corrections à l’effaceur subsistaient ; le journal de l’école ou j’avais écrit mon tout premier article… Par où commencer ? Le début ? Pas mon genre ! Trop bordélique pour ça. Et puis je connais par cœur le premier rêve ou plutôt cauchemar qui m’a conduit a initié ce carnet afin d’expurger de leur nid d’aigle les mauvais rêves qui hantaient mes nuits. Succès quasi-total, seul ce fameux cauchemar subsistera. J’ouvre la dernière page : « 4-5 janvier 2005 ». Je prends cette date comme une gifle. Ça fait si longtemps ! Je m’aperçois en parcourant les lignes que je ne me rappelle plus de ce rêve. Je lis et une sensation m’étreins : Etrange ! Une curiosité me vient : je relirais bien mes rêves paillards. Ce fil rouge de mes nuits roses me fait espérer de voire les choses en bleu malgré la nuit noire. Cette fois ci je commence par le début. A la lecture de ce premier rêve, la fadasse banalité ouvre une porte dérobée au sommeil qui ne me laisse même pas le temps de m’étonner de l’outrageant classicisme de l’ado post-pubert que j’étais alors. Encore cette désagréable sensation de tomber dans un puis de noirceur sans fond, d’y être aspiré sans pouvoir m’accroché aux parois lisses, de quitter mon corps puis rien... le néant avant un réveil difficile. A une dizaines d’exceptions je n’ai pas rêvé depuis début 2005.
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